
Sous couvert d'une conception d'origine australienne, il s'agit bel et bien d'une construction chinoise, plutôt réalisée avec un soin supérieur à la moyenne. Extrêmement lourd (une bonne vingtaine de kilos) , avec sa peinture laquée à la Steinway & Sons, ses deux tubes 101D , l'engin est esthétiquement inspiré de la lignée des tout premiers amplificateurs Western-Elecric câblés en l'air, à la main, en cuivre rigide, sur cosses relais en porcelaine ...
Les alimentations haute tension sont juste monstrueuses au regard du débit de 20mA qu'elles fournissent. Le grand nombre de condensateurs chimiques embarqués est quant à lui justifié par les alimentations de chauffage en continu de tous les tubes (sauf la valve GZ34). Un seul condensateur est utilisé en liaison dans le trajet AC du signal.
Mondialement critiqué positivement il y a déjà 20ans, l'appareil souffre néanmoins de plusieurs tares congénitales que nous allons - partiellement - corriger : supports octal chinois (cf. article sur le Jolida) , routage des masses fantaisiste, défaut de mise à la masse des commandes (bzzzz lorsque l'on touche celles-ci....), et, plus grave: une mauvaise distribution des tensions de chauffage qui ne peut qu'entraîner de graves perturbations dans la durabilité des 6N8 bolcheviks montés en sortie ...
Quoi qu'il en soit, après plusieurs heures de méticuleuses interventions, le plancher de bruit tombe à 3mV.
Après quelques mois, il faut se résoudre à réaliser les trois modifications : remplacement des supports par des triple lyre en micanol, modification de la ligne de chauffage et ... déplacement du point de fonctionnement de la 6SL7 . Et ENFIN, les bruits aléatoires disparaissent !